Qui suis-je ?

Fils de Moussy-le-Neuf, rien ne me prédestinait à l’engagement politique.

C’est l’engagement syndical lors de mes études qui m’a conduit à m’engager pour les valeurs simples du socialisme que m’a transmise ma famille :

  • travail
  • solidarité
  • justice.

J’ai étudié. J’ai travaillé. J’ai milité.

Comme père de famille, comme chef d’entreprise, comme élu, j’ai vu de près ce que nous devons changer.


Je suis né le 5 avril 1985 à Meaux. Ma mère était animatrice, mon père travaillait comme vendeur de meubles.

Nous étions une famille simple où les valeurs républicaines avaient un sens. Je suis l’ainé de 4 enfants.

J’ai deux frères et une sœur. Mon enfance se déroula paisiblement à Moussy-le-Neuf où j’ai fait toute ma scolarité jusqu’au collège d’Othis, et aussi dans les Pyrénées orientales, l’été, où nous avons quelques racines familiales.

Ma famille est issue des migrations qui ont accompagnées les guerres européennes du 20eme siècle.


Du côté de ma mère, une arrière-grand-mère Russe, de Sibérie, et un grand père né à Alger. Du côté de mon père, une arrière-grand-mère polonaise ayant fuit les pogroms et un arrière-grand-père, républicain espagnol militant au POUM.

J’ai connu chacun d’entre eux et, à travers eux, je me définis comme un Français de sang mêlé.

Grâce à eux, j’ai grandi bercé par les récits d’une époque où, en Europe, on mourrait sous les balles, dans les camps de concentration, sous les bombes, pour avoir défendu les idées de progrès et de liberté.

Ils avaient pour la France le respect de ceux qui ont été accueillis et qui, plus tard, se sont battus pour qu’elle retrouve sa liberté. C’est pour eux, et aussi pour mes enfants, que je veux faire vivre la flamme du socialisme. Car le futur ne doit jamais être coupé du passé.


Au lycée, où j’ai suivi un cursus scientifique, j’ai connu mes premières révoltes et les premiers engagements.

J’y ai rencontré le syndicalisme et la politique, à l’occasion du 21 avril 2002.

Après avoir mené le cortège du lycée devant la mairie de Dammartin-en-Goële, où nous avons été reçu avec une délégation, par Monique Papin, maire socialiste de la commune, je me suis rapproché de l’UNL.

Parce que ses méthodes étaient celles des vieux syndicats, parce que je le jugeait trop proche des partis politiques, j’ai rapidement participé à la création du Mouvement Indépendant Lycéen et Étudiant.

Cette plateforme scolaire, associant lycéens et étudiants, a eu de la peine à vivre face aux poids lourds du syndicalisme déjà en place. Beaucoup de ses membres ont rejoint la Confédération Étudiante à sa fondation, en 2003, avant de la quitter suite à la signature par la CE d’un contrat d’association avec la CFDT.

De mon côté, j’ai préféré finir mes études par correspondance, grâce au CNED, et pris la mer pour découvrir le monde. C’est, lors de ces voyages, que les inégalités m’ont le plus touchées et, à mon retour, je me suis engagé durablement.


Ma première expérience du travail, comme beaucoup de jeunes de notre territoire, je la dois à l’aéroport où j’ai enchainé plusieurs petits boulots.

En 2004, un premier patron me donne ma chance et je deviens commercial dans une petite entreprise de e-commerce destinée aux artisans.

J’en deviens le chargé de communication en 2005. Peu de temps après, l’entreprise est rachetée par un groupe Italien spécialisé dans le secteur des hautes technologies.

En 2006, en désaccord avec les méthodes managériales du nouveau Groupe, je démissionne et participe à la création d’une entreprise de distribution et d’installation de panneaux solaires.

En 2010 je quitte le secteur privé pour rejoindre le cabinet de Gérard Chaumont, maire de Crégy-les-Meaux. En 2012, après cette expérience enrichissante mais parfois frustrante, je retourne dans le privé pour intégrer le groupe Kurnik Frères comme Directeur d’exploitation.


Après 3 années passées au service du développement du groupe, Lionel et Fabien Kurnik, désireux de réorienter les priorités du groupe, me cèdent les activités de transports, dont je prends le contrôle le 1er aout 2015.

Je fonde alors avec mon père le groupe Gratacos Père et Fils.

En mai et juin 2016 le groupe s’étoffe en acquérant les entreprises LocaPark, La Navette et AéroPark. Il devient un des acteurs majeurs du transport de personnes sur la plateforme aéroportuaire de Roissy.


Dès mes années d’études, j’ai choisi d’associer syndicalisme et engagement politique.

Mon engagement au sein du Mouvement des Jeunes Socialistes a débuté en 2005.

Secrétaire général de la fédération de Seine et Marne de 2005 à 2009, j’ai participé à l’organisation des mobilisations contre la loi Fillon sur l’Éducation en animant l’action militante au sein de la coordination syndicale.

En septembre 2009, je suis “démissionné” de mon mandat et rayé des adhérents par la direction nationale du MJS, suite aux critiques que j’ai émises sur l’organisation du congrès fédéral du MJS77.


En mars 2008 je conduis la liste Du neuf à Moussy aux élections municipales à Moussy-le-Neuf et réalise 38,75 % des voix face à mon adversaire UMP élu depuis 1977.

En 2014 j’ai une nouvelle fois conduit la liste et nous avons remporté 3 sièges au conseil municipal. Je suis fier d’animer cette belle équipe et d’avoir contribué au renouvellement des instances de la démocratie locale.

Nous avons, avec Nathalie Moine, présidente du groupe d’opposition au conseil municipal de Saint-Pathus, Genéviève Wortham, alors conseillère régionale, et bien d’autres élus locaux, étaient très actifs sur les dossiers de décharges de déchets de chantiers.

Nous avons également accompagné avec forces, et contre le conservatisme des élus locaux de droite, les fusions d’interco et la création de la nouvelle communauté d’agglomération. Pour autant beaucoup de travail reste à faire pour notre territoire.


Au Parti Socialiste je me suis rapproché très tôt de ce qu’on appelle par abus de langage « la gauche » du parti.

Avec Geneviève Wortham nous avons animé la motion C du congrès de Reims à celui de Toulouse où je suis délégué au titre de la motion B pour la Seine et Marne.

C’est après ce congrès que je rentre au Bureau de la Fédération de Seine-et-Marne comme secrétaire fédéral délégué au développement du parti. Je quitte cette fonction, en 2015, suite au congrès de Poitiers, tout en restant membre du conseil et du bureau fédéral.

En 2011 je soutiens la candidature de Martine Aubry lors des premières primaires organisées par le PS. En 2012 je suis chargé de la communication de Sophie Cerqueira, candidate aux élections législatives sur la 7éme circonscription de Seine-et-Marne.

En 2015, je me suis engagé dans la difficile bataille des départementale, où j’ai fait alliance avec EELV sur le canton de Mitry-Mory.

Après une campagne difficile nous avons récolté 12 % des suffrages et nous avons soutenu au deuxième tour les candidats communistes qui ont gagné face au FN.

L’année 2016 aura été pour moi celle de la lutte politique la plus douloureuse, contre la “loi travail”, parce que cette loi a été initié par le gouvernement que j’ai soutenu en 2012.

Mais, l’année 2016 a aussi été marquée par un événement plus personnel.

Le 3 mai, j’ai épousé celle qui partage ma vie depuis 2 ans et, aujourd’hui, nous attendons l’arrivée d’un enfant, qui viendra égailler la vie de mon premier garçon qui a 8 ans.

Par ma candidature aux élections législatives de 2017, c’est tout ce parcours, cet engagement, que j’entends mettre au service de mes concitoyens.