Profession de foi pour la désignation aux élections législatives

anthony-gratacos

Cher(e) ami(e), cher(e) camarade,

Je sollicite ton soutien pour devenir le candidat des socialistes aux élections législatives de juin 2017 dans la 7ème circonscription.

Il y a plusieurs semaines déjà, je t’annonçais ma décision de me porter candidat. J’ai, aujourd’hui, concrétisé cette décision en tant que militant socialiste, engagé dans son territoire et également comme jeune chef d’entreprise qui en connait les enjeux mais aussi les atouts économiques et sociaux.

J’ai déposé cette candidature en binôme avec Sylvie Chéhet

Militante de Lagny-sur-Marne, mère de trois enfants, professeure des écoles, Sylvie est investie depuis longtemps dans la vie associative locale et le développement de notre territoire. Comme syndicaliste, elle oeuvre chaque jour pour défendre l’école publique dans un département où le taux d’encadrement est très faible.

 

Je me présente devant toi dans un contexte politique et social inédit.

Jamais, à la veille d’une année de choix démocratiques majeurs, notre pays n’a semblé si fébrile, si divisé et si prompt à se laisser emporter par les discours les plus menaçants. La République semble étouffée par les surenchères extrémistes, nourries par la peur et le rejet de l’autre. Face à cette situation, jamais notre famille politique ne s’est présentée aussi divisée et donc aussi fragile.

Pourtant il y a quatre ans, nous disposions de tous les leviers d’action. L’espoir de changement était grand et les promesses étaient belles. D’ailleurs, aux dernières élections législatives, Sylvie et moi nous étions engagés avec force pour donner au Président du discours du Bourget la majorité parlementaire pour concrétiser cet espoir. Aujourd’hui, de nouveaux enjeux se sont imposés et sans doute plus fondamentaux encore que l’espoir du changement qui nous réunissait :

  • la concorde et la paix civile, la préservation de notre modèle social et de la démocratie, alors même que les évolutions du monde les mettront encore plus à l’épreuve demain.

 

Mais, plutôt que de me livrer à une analyse des causes ou des responsabilités dans cette situation, je veux te dire ce qu’est ma conviction aujourd’hui et pour demain :

  • la gauche doit toujours se souvenir d’où elle vient et pour qui elle agit.

 

Quand elle l’oublie, elle ne peut rien changer. Quand elle acquiesce aux transformations du monde et oublie sa mission profonde d’accompagnement et de protection de ceux qui y sont malmenés, elle disparait. Elle cesse d’être utile à ceux qui n’ont qu’elle pour donner de la force à leur voix. Cela n’obère pas les réalisations positives de ce quinquennat. Il faut les rappeler et les revendiquer fièrement. Mais il faut aussi se montrer lucides sur leur portée, parce que ceux qui ont voté pour nos candidats en 2012 ont cette lucidité là.

 

Militants engagés pour la concrétisation des espoirs des socialistes, nous  sommes aussi les militants d’un territoire en mouvement et à conquérir pour la gauche.

La plateforme aéroportuaire de Roissy représente une chance pour le développement de l’emploi. Elle est aussi une contrainte et une cause de nuisances fortes, et qui n’ont pas jusqu’ici été suffisamment anticipées, pour un territoire, longtemps rural, et aujourd’hui souvent réduit à un espace à urbaniser.

Pour cela, les propositions de la gauche doivent être entendues, face aux insuffisances des infrastructures de transports, face aux déversements des déchets de chantiers, face à la densification urbaine, aux défis du développement durable mais aussi du quotidien, qu’il s’agisse de la garde des jeunes enfants, de la scolarisation ou de l’accès à la culture.

Je ne veux pas que les erreurs du passé se reproduisent dans notre circonscription, avec des candidats de passage, en quête de notoriété ou en position d’empêchement. Je m’engage sur la durée, sur des valeurs, et  avec vous, pour aller à la rencontre de nos concitoyens, et ce bien après le mois de juin.

 

Je veux porter la voix d’un socialisme authentique, sincère et de progrès.

Un socialisme qui nous réconcilie, nous les gens de gauche qui ne pouvons continuer à nous ignorer et à rester sourds les uns aux autres.

 

Ma gauche défend donc la réduction du temps de travail et la progressivité de l’impôt pour les particuliers comme pour les entreprises.

Elle protège les travailleurs en renforçant l’inspection du travail. Elle défend la justice fiscale en renforçant la législation sur le dumping fiscal.

Elle est fière de ses fonctionnaires et de ses services publics. Elle est une gauche de l’innovation et de la solidarité. Ma gauche n’a ni peur d’exercer les responsabilités ni de contrarier l’ordre établi quand elle est au pouvoir.

 

Ma gauche redonne du pouvoir à ceux que l’économie prive de force.

Elle cherche à protéger les travailleurs contre les logiques spéculatives et financières. Elle les encourage à s’organiser pour peser et décider ensemble pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, préserver et améliorer l’avenir de leurs enfants.

Ma gauche s’oppose aux projets de la droite et de l’extrême-droite qui associent pêle-mêle autoritarisme renforcé, cumul des mandats, recours aux ordonnances et usage plébiscitaire du référendum. Tout cela mis au service de projets de casse sociale et d’affaiblissement des outils de solidarité.
Je suis convaincu que pour faire vivre cette gauche là, nous ne pouvons plus faire de la politique comme autrefois. On ne peut pas passer par le 49-3 ou les ordonnances à l’ère de l’info en continue et des réseaux sociaux.

On ne peut pas annoncer un programme lors d’une campagne qui ne sera pas tenu une fois en fonction. Engageons au contraire au niveau national le mouvement vers plus de participation citoyenne comme nous avons su le mener dans nos collectivités. Je veux le faire avec vous.

 

Rien ne me prédestinait à l’engagement politique.

Fils de Moussy-le-Neuf, c’est l’engagement syndical lors de mes études qui m’a conduit à m’engager pour les valeurs simples du socialisme que m’a transmise ma famille : travail, solidarité, justice. J’ai étudié. J’ai travaillé. J’ai milité. Comme père de famille, comme chef d’entreprise, comme élu, j’ai vu de près ce que nous devons changer.

Je sais les préoccupations de ceux qui travaillent dans la douleur, comme de ceux qui sont exclus du marché de l’emploi.  Je vis l’inquiétude des parents pour l’avenir de leurs enfants, et connais celui de nos anciens pour leurs retraites. Je sais aussi que notre histoire, nos valeurs, sont des réponses pertinentes aux problèmes posés par la nouvelle économie.

 

Depuis près de trois ans, c’est en tant qu’élu que j’agis auprès des habitants de Moussy et de notre territoire. Je suis fier d’avoir contribué au renouveau des instances de la démocratie locale comme à la défense de notre territoire dans des dossiers aussi variés que celui des déchets de chantier ou de l’intercommunalité.

 

Ceux qui me connaissent disent généralement de moi que je suis énergique et tenace. Je veux mettre cette détermination au service de notre territoire en agissant avec chacun d’entre vous. J’ai, aujourd’hui, choisi de le faire, en tandem avec Sylvie Chéhet, avec laquelle je partage les mêmes objectifs.

Nous avons besoin de votre soutien, j’ai besoin de votre soutien pour pouvoir mener cette campagne. Je compte sur vous.